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11/06/2009
La France perd ses oiseaux nicheurs
Le mardi 9 juin dernier, l'observatoire STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs), qui fêtait ses 20 ans d'existence, a profité de l'occasion pour présenter un bilan sur la population des volatiles en France. Les scientifiques se sont surtout attardés sur l'évolution de la population des oiseaux nicheurs sur les vingt dernières années. Les chiffres sont plutôt alarmants, avec une diminution de 10% pour l'ensemble de ces oiseaux nicheurs.
Certaines espèces sont particulièrement concernées par ce chiffre. Ainsi, La population de tariers des prés a baissé de 76 %, la linotte mélodieuse de 71 %, le gobemouche gris de 57 % et le Milan royal de 32 %. Principales causes de ces disparitions, la fragmentation du territoire et l'urbanisation.
L'observatoire a également fait état d'une désorganisation ou plutôt d'une réorganisation de l'écosystème. Romain Julliard, coordinateur scientifique du projet Vigie Nature, qui regroupe tous les observatoires scientifiques du Muséum d'histoire naturelle, indique que « la migration de certains oiseaux ne suit pas l'avancée du réchauffement climatique. Certaines espèces ont ainsi un retard de 91 km dans leur progression vers le Nord ». Dès lors, ce sont des espèces qu'il était très difficile de voir en France il y a une vingtaine d'années qui aujourd'hui décident d'élire domicile sur le territoire hexagonal. A l'inverse, les espèces qui étaient présentes en France depuis plusieurs décennies en pâtissent : « C'est inquiétant car il va y avoir de nouvelles cohabitations d'espèces, donc des disparitions subites de populations », conclue M.Julliard.




































































































































































































