Soins - Santé
La maladie de West Nile chez le cheval
Le virus West Nile est un arbovirus, c'est-à-dire un virus porté par les arthropodes, de la famille des Flaviviridae, les virus de la fièvre jaune. Ce dernier a été décelé en 1937, en Ouganda, dans le sérum d'une jeune femme atteinte d'un syndrome fébrile bénin. Depuis cette date, il a été isolé plusieurs fois dans de nombreux pays chez l'homme, le cheval, les oiseaux et les moustiques.
Et de même que toute arbovirose, la fièvre de West Nile se transmet par l'intermédiaire d'un facteur arthropode piqueur. L'on a en général à faire à un moustique du genre Culex. Aussi, le réservoir du virus est formé par l'avifaune. Un grand nombre d'espèces domestiques et sauvages, à l'instar du canard ou du goéland, sédentaires ou migratrices, peuvent renfermer et transporter le virus. Le cheval et l'homme, hôtes contingents, sont généralement considérés comme des « culs de sacs épidémiologiques ».
L'on prendra également le grand soin de noter que, après une phase d'éclipse de près de dix ans, cette maladie a resurgi à la fin des années 90, notamment aux Etats-Unis. A cette époque une épidémie de West Nile avait causé la mort de 7 personnes. Elle a également frappé la ville de New York au cours de l'hiver 1999-2000. Cette même vague épidémique a touché 25 chevaux dont 9 sont morts. En 2000, la maladie revint et l'on en recensa 21 cas humains dont 2 décès, et 53 cas équins dont 22 décès.
Chez le cheval, l'infection par le virus West Nile est la plupart du temps invisible. Cela étant, lorsque les symptômes se font voir, la maladie se traduit de manière très changeante. En effet, il s'avère que cette dernière se manifeste tantôt par un simple syndrome grippal et tantôt par une encéphalomyélite à fort taux de mortalité.




























































































































































































