Le prix Palm Dog 2026 du meilleur acteur canin est décerné à Yuri pour sa touchante performance dans « La Chienne » (« La Perra ») de Dominga Sotomayor
Après Panda en 2025, c’est au tour de Yuri de briller sur la Croisette ! Ce vendredi 22 mai, la chienne du film « La Chienne » (« La Perra ») de Dominga Sotomayor a en effet remporté Palm Dog 2026 grâce à une prestation bouleversante saluée par le jury. En s’emparant du précieux collier rouge, elle rejoint le club fermé des icônes canines du 7e art, à l’image du regretté Uggie (The Artist) ou encore de Messi (Anatomie d'une chute).
À Cannes, l’effervescence était à son comble ce vendredi 22 mai sur La Plage du Festival à l’occasion de Palm Dog 2026, qui célébrait cette année son 25e anniversaire. Après une sélection particulièrement riche, c’est finalement Yuri qui a conquis le cœur d’un jury prestigieux composé de personnalités reconnues du monde du cinéma et des médias, parmi lesquelles Peter Bradshaw, critique de cinéma pour The Guardian, Wendy Mitchell ou encore Anna Smith.
Sous les applaudissements de la presse internationale et des professionnels du 7e art, le prestigieux trophée, un magnifique collier rouge de la marque française Oria & Guizmo, a été remis par Toby Rose, fondateur historique du prix, aux côtés d’Anthony Pruvost pour Woopets, organisateur de l’événement. Une cérémonie chaleureuse et symbolique, célébrant un quart de siècle d’une institution devenue incontournable sur la Croisette.

© Sonia Révéyaz / Woopets
Yuri, grande gagnante de Palm Dog 2026
Cette année, la performance émouvante de Yuri dans « La Chienne » (« La Perra »), réalisé par Dominga Sotomayor, a particulièrement marqué le jury. Dans ce drame chilien, on suit Silvia, une femme solitaire qui vit sur une île battue par les vents et qui porte en elle un passé douloureux. Sa vie change lorsqu’elle recueille un chiot abandonné. Touchée, elle le nomme Yuri, comme le prénom qu’elle avait imaginé pour la fille qu’elle n’a jamais eue.
Mais lorsque la petite chienne disparaît soudainement, tout s’effondre. Cette absence agit comme un choc émotionnel et ravive des blessures anciennes, faisant remonter des souvenirs qu’elle avait enfouis. Dans le film, la petite Yuri devient ainsi un véritable moteur émotionnel, grâce à une présence très sensible à l’écran.

© Simone D'Arcangelo
Pour rester au plus près du réel, la réalisatrice ne voulait pas un chien entraîné, mais un animal « ordinaire », plus spontané et imprévisible. Avec l’aide de 2 spécialistes animaliers présents sur le tournage, Nicolás et Marcela, l’équipe a donc visité plusieurs refuges pour animaux abandonnés. Leur recherche les a conduits jusqu’à Yuri, une jeune chienne d’un an, pleine d’énergie et très attentive.
Au fil du tournage, la boule de poils a tissé un lien fort avec l’actrice Manuela Oyarzún et toute l’équipe, au point qu’un membre de la production a fini par l’adopter à la fin du film. La réalisatrice explique d’ailleurs que les chiens ont été au cœur du projet, et que toute l’équipe s’en est occupée avec beaucoup d’attention.
Palm Dog 2026 récompense donc à la fois la qualité de la performance de Yuri à l’écran, mais aussi les bonnes conditions de tournage du film. Le jury tient en effet à mettre en avant chaque année les productions qui garantissent aux animaux un environnement sûr, respectueux et bienveillant, reconnaissant ainsi leur place importante dans la création cinématographique.
Le Grand Prix du Jury revient à Lola, le croisé Terrier de « I See Buildings Fall Like Lightning »
Comme chaque année, le jury a également remis son prestigieux Grand Prix. Pour cette 26e édition, c’est Lola, un irrésistible croisé Terrier, qui a su séduire ce dernier grâce à sa performance dans le film de la réalisatrice britannique Clio Barnard, « I See Buildings Fall Like Lightning ».
Adapté du roman de Keiran Goddard, ce film raconte l’histoire de 5 amis d’enfance qui ont grandi ensemble dans un quartier populaire de Birmingham. À l’approche de la trentaine, ils voient leurs chemins se séparer et doivent faire face aux difficultés de la vie adulte.
Au milieu de leurs doutes et de leurs tensions, Lola, une petite chienne errante, apporte une touche de douceur. Adoptée par l’un d’eux, elle devient vite bien plus qu’un animal de compagnie : elle réunit, apaise et rappelle à chacun leurs liens d’enfance.

© Sonia Révéyaz / Woopets
Cette belle mise en lumière vient clôturer un palmarès particulièrement réussi. Une fois encore, Palm Dog montre que nos amis les chiens, au cinéma comme dans la vie, sont capables de transmettre une grande variété d’émotions avec beaucoup de justesse. Ils reçoivent ainsi une reconnaissance symbolique bien méritée, qui rend hommage à leur talent et à la place centrale qu’ils occupent à nos côtés.
Par Ludivine Beaurin
Rédactrice web
Après des études d’Histoire, Ludivine s’est lancée dans la rédaction web. Aujourd’hui, c’est avec plaisir qu’elle met sa plume au service des animaux qu’elle aime depuis toujours.